LAZY 27 : ce qu’on s’interdit fait l’image
Comment la direction artistique du clip « Lazy » a été écrite avant le tournage : trois références triées, cinq couleurs, des effets au compte-gouttes et une liste d’interdits.

Six interlocuteurs, six factures, personne à la direction : comment le pitch deck d’AVANT-GARDE raconte une maison de création bruxelloise, du problème à la ligne d’arrivée.

« On ne fabrique pas des artistes. On accélère ceux qui ont déjà quelque chose à dire, de la prod au clip à l’expo, sous un seul toit. »
L’écran d’ouverture du deck
AVANT-GARDE est une maison de création à Bruxelles. Je fais partie de l’équipe — à la direction artistique et à la production — et j’ai conçu le pitch deck, les logos et les vidéos de présentation de l’équipe.
« À Bruxelles il y a énormément de créatifs. Mais un artiste qui veut percer doit coordonner seul un beatmaker, un studio, un mixeur, un clipmaker, un graphiste, un attaché de presse. » Six agendas, six devis, six esthétiques — zéro cohérence. Résultat : du talent réel qui reste invisible.

« Un studio vend des heures. Un vidéaste vend un clip. Personne ne vend la chaîne entière. » L’offre tient en une phrase : l’artiste arrive avec un son dans son téléphone ; il repart avec un titre mixé, un clip, une identité de marque et un plan d’exposition.
Pour tenir cette promesse, le deck présente une équipe de sept — « il faudrait être sept pour nous copier » : le son, le live, l’image, la parole, et la direction.
« Une date de sortie tenue, un clip publié, un passage média. On ne s’arrête pas à la livraison des fichiers. »
La ligne d’arrivée, dans le deck
Le deck est lui-même une démonstration : une identité noire et chrome, des papillons de métal comme signe, une typographie serrée et des écrans qui se lisent comme des affiches. Il est consultable en entier sur Figma.

